Après un cancer du sein et/ou une mastectomie, le corps traverse des étapes profondes, à la fois physiques et émotionnelles.
Même après la fin du parcours médical, certaines femmes continuent de ressentir :
- Des douleurs,
- Des tensions,
- Une gêne dans les mouvements,
- Une sensation de restriction du corps
Ces manifestations peuvent être soulagées grâce à une approche douce et non invasive.
Un corps marqué par plusieurs interventions
J’ai accompagné une femme de 42 ans, après une mastectomie liée au cancer du sein.
Elle avait subi quatre opérations :
- Une mastectomie (ablation du sein)
- Une ablation des ganglions lymphatiques sous le bras
- Une reconstruction mammaire
- Puis le retrait du sein en silicone qu’elle n’avait pas accepté
La cicatrice était très marquée, avec de nombreuses adhérences.
Les tissus semblaient collés aux côtes, comme figés.
Des tensions profondes dans toute la zone thoracique depuis la mastectomie
Elle ressentait en permanence :
- Une compression de la cage thoracique
- Un blocage du muscle pectoral
- Une gêne sous le bras
- Un besoin constant d’étirer le bras vers l’arrière
La zone axillaire (aisselle), fortement sollicitée lors de l’ablation des ganglions, semblait avoir perdu sa mobilité naturelle.
Même au niveau de l’avant-bras, les circuits veineux que l’on voit apparaître sous la peau, semblaient être légèrement déplacés.
Quand les tissus perdent leur mobilité
Ce type de situation est souvent lié à :
- Des adhérences cicatricielles
- Une rétraction des fascias
- Un traumatisme des cellules nerveuses
- Une modification des équilibres mécaniques du corps
Le corps s’organise autrement… Parfois au prix d’un inconfort important.
Retrouver de l’espace et de la mobilité
En deux séances de traitement des cicatrices, le travail a permis progressivement :
- De redonner de la mobilité à la cage thoracique
- De relâcher les tensions du muscle pectoral
- De supprimer la majorité des adhérences des cicatrices
- De libérer la zone sous le bras
- De réharmoniser les flux
Les tissus ont retrouvé de la souplesse et les sensations de gêne du bras ont quasiment disparues.
Une transformation physique et émotionnelle
Après deux séances :
- Les mouvements sont devenus fluides
- La sensation de compression a disparu
- Les tissus ne semblaient plus collés aux côtes
- L’aspect de la cicatrice s’est nettement amélioré
Et au-delà du physique, c’est une émotion très forte qui s’est exprimée.
Après un moment de silence, elle m’a dit :
« Tu ne peux pas imaginer le bien que tu m’as fait… Aucun mot ne pourrait l’exprimer…«
Après un cancer du sein, le corps a besoin d’être écouté
Même après un parcours médical complet, le corps peut garder :
- Des tensions
- Des restrictions de mobilité
- Des zones figées ou sensibles
Une approche globale peut permettre d’accompagner ces zones, en respectant le rythme et l’histoire de chaque personne.
Pour aller plus loin
Vous pouvez télécharger ici « Le grand dictionnaire des malaises et des maladies », de Jacques Martel, pour vous donner un autre niveau de lecture du corps. Bien sûr, ce sont des données qui peuvent être complémentaires, certainement pas absolues.
Conclusion
Chaque corps porte son histoire.
Après un cancer du sein et plusieurs interventions, certaines zones peuvent rester en retrait, comme mises en pause.
Lorsque ces zones retrouvent de la mobilité et de la sensation, c’est parfois tout un équilibre qui se transforme.


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