Les relations toxiques et vos conditionnements

par | 19 Nov 2020 | L'Homme et son environnement | 0 commentaires

Si vous avez lu mon article précédent sur les relations toxiques, vous aurez compris comment, le plus souvent, vous arrivez dans une relation extrêmement toxique. Par habitude, et autres raisons de vos conditionnements, vous êtes souvent entouré de personnes pas franchement positives ou constructives. Ainsi, la fréquentation des “insoupçonnables toxiques” vous guident subtilement vers les “dangereux toxiques”.

D’autre part, si vous avez répondu aux deux questions au bas de la page de l’article précédent, vous avez pu reconnaître que vous-même, quelles qu’en soient les raisons, vous n’êtes pas toujours bienveillant envers vous-même. C’est donc la première toxicité : vous avec vous-même. Plus exactement, vos conditionnements sont souvent toxiques.

Les relations toxiques commencent par la relation à soi

Là-aussi, cette toxicité n’en est pas une à vos yeux.

Parfois, vous êtes conscient de votre propre auto-critique et autres mauvaises habitudes, mais vous ne savez pas à quel point c’est toxique. Vous avez adopté des stratégies d’adaptation. Et c’est bien normal, rassurez-vous. Ce sont les conditionnements qui aveuglent. Le processus commence par :

Les aspects toxiques de la société

Attention, mon but n’est pas de polémiquer sur la société, qui, par ailleurs possède aussi de belles et grandes choses. Je parle ici, à titre indicatif, de quelques aspects toxiques, en lien avec le sujet de cet article. Et ceci est un infime échantillon en réalité.

Je vous explique ce qui se trame en-dessous des apparences, car vous êtes bel et bien en relation avec la société :

La société légalise les drogues les plus vicieuses (tabac et alcool) et les supermarchés et autres commerces du genre fastfood vous vendent tout ce qu’il y a de plus nocif côté alimentaire pour votre santé. Or, jamais vous n’imaginez, à moins d’être formé et informé, que l’on puisse vous vendre légalement des produits “si nocifs”. A qui profite ce phénomène ?

En outre, A l’école ou au collège, en biologie, vous avez peut-être appris à disséquer les grenouilles, mais vous n’avez pas appris les bases d’une bonne santé. Êtes-vous maintenu dans l’ignorance ?

Personne ne vous a appris non-plus à comprendre le rôle de vos émotions ou à vous écouter. Au contraire, si vous osiez exprimer vos mécontentements ou vos désirs, vous pouviez être puni. D’ailleurs la colère est très mal vue par des sociétés entières. Pourtant elle est bien là, à l’origine, pour vous indiquer que quelque chose ne va pas pour vous (je parle de la colère saine).

Aussi, vous comprendrez qu’il est si difficile d’être en relation paisible, de manière générale.

La toxicité de vos conditionnements

En fait, vous avez été conditionné pour obéir aux règles de la maison et de cette même société. Evidemment, des règles sont nécessaires pour maintenir un certain équilibre. D’autres sont faites pour vous contrôler.

Comme vous le savez, ne pas s’y plier vous expose au risque d’être puni, mal aimé, rejeté, etc.

Qui plus est, ce conditionnement s’est peut-être fait, dans votre enfance, dans la violence psychologique et/ou physique. Le plus souvent, l’intention de nos parents ou éducateurs n’est pas mauvaise.

Violence ou pas, rien n’est pire, pour un enfant et pour n’importe quel individu que d’être rejeté. Et la peur des conséquences est bel et bien systématique. De cette peur naît la mise en place de vos stratégies d’adaptation.

En psychologie on appelle ces stratégies les “masques” et les jeux psychologiques. En neurologie vous entendrez parler de “chemins neuronaux” construits par l’expérience et la répétition. Les habitudes comportementales, en somme.

Or, que font les masques ? Ils vous voilent la face et vous empêchent de respirer. Nous sommes bien placés pour le voir en ce moment de façon concrète. Gare à la punition de 135€ si vous n’en portez pas !

Eh bien, il en va de même au sens figuré. La punition, si vous n’en portez pas, est beaucoup plus complexe. En conséquence, vous prenez le risque d’être mal vu, d’être rejeté, d’être seul, d’être mal-aimé, ou le risque de laisser paraître vos défauts. Ce peut être aussi beaucoup d’autres conséquences, dont une qui vaut la peine d’être citée : vous pourriez être différent de ce que vous aimeriez être. Voire, vous pourriez être imparfait.

Si ces masques vous empêchent de respirer”, c’est parce qu’ils vous empêchent d’être tel que vous êtes vraiment. Et c’est toxique.

Vous êtes donc insoupçonnable-ment toxique pour vous-même.

La bonne nouvelle c’est que vous êtes adulte maintenant

Vous pouvez donc tomber les masques. C’est plutôt une bonne nouvelle ! Vous n’avez plus besoin d’être parfait pour être aimé. Plus besoin de “coller” à ce que les autres attendent de vous.

D’autre part, vous ne pourrez jamais être qui vous n’êtes pas. Il est temps d’aller explorer tout le fabuleux potentiel de la personne fantastique qui se cache derrière ses masques.

Vous êtes comme un bulbe de fleur qui n’a jamais éclos car toutes les conditions n’ont jamais été réunies. De fait, vous ne voyez pas la fleur, pourtant tout son potentiel de splendeur est bien là en-dessous.

Enrichissez la terre, taillez la végétation envahissante autour puis vous verrez éclore une fleur parfaite.

Si cette fleur est un iris qui avait besoin de soleil pour éclore, elle n’a jamais cherché à être un bégonia  qui pousse à l’ombre. Evidemment pas : l’ADN d’un iris ne pourra jamais donner de bégonia.

Pour vous c’est pareil. Le plus grand piège est de croire que, parce que vous êtes doué des capacités cérébrales humaines, vous pouvez être autre chose que ce que vous êtes. Ce sont vos conditionnements, vos blessures et vos complexes qui vous font de l’ombre… Plus précisément, ils créent votre ombre.

 “Connais-toi toi-même”… et ne perds pas de vue que les toxiques destructeurs existent !

 

Suggestion de travail :

– Découvrez votre ombre et apprenez à vivre avec elle : vous trouverez des articles sur ce sujet rubrique psychologie ou cliquez ici et .

 Suggestion de lecture :

 Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même, de Lise Bourbeau

 

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